Enfance et obésité

L’obésité et l’embonpoint sont des enjeux de plus en plus présents puisque l’on rapporte que la proportion a triplé chez les enfants et jeunes canadiens au cours des 30 dernières années selon le Gouvernement du Canada (2019). Cette information souligne l’importance de se pencher sur cette problématique. Différentes causes sont associées à l’embonpoint et à l’obésité.

  • L’alimentation
  • Le manque d’activité physique et la sédentarité
  • Les facteurs génétiques
  • Les problèmes de santé
  • Le manque de sommeil

Il va sans dire que des conséquences non négligeables sont associées à cet enjeu, tant sur le plan de la santé physique que du bien-être psychologique et socio-émotionnel.

  • Santé physique : Ces enfants sont notamment à risque de souffrir de maladies cardiovasculaires, de diabète, de certains types de cancer, de troubles musculo-squelettiques et de troubles respiratoires à l’âge adulte.
  • Santé psychologique/socio-émotionnelle : Ces enfants sont notamment à risque de souffrir d’isolement attribuable au rejet et aux moqueries de la part des pairs et de dépression ainsi que de développer une faible estime de soi et une perception négative de leur corps.

Les conséquences psychologiques de l’obésité sont généralement plus immédiates que celles ayant trait à la santé. En effet, les moqueries et commentaires des pairs relativement à l’apparence physique peuvent marquer l’enfant et engendrer des répercussions négatives sur son estime personnelle à court et à long terme. Parallèlement, il convient de souligner l’importance que l’acceptation par les pairs et le regard de ces derniers occupent dans le développement de l’identité et de l’estime personnelle de l’enfant. Le fait de se faire rejeter, d’être l’objet de moqueries ou de commentaires peu flatteurs peut donc avoir des répercussions sur la construction d’une saine perception de soi.

Si l’obésité et l’embonpoint peuvent aller de pair avec la nourriture, il n’est pas recommandé de mettre un enfant au régime afin de ne pas engendrer de carence nutritionnelle ni d’impact sur sa croissance. De plus, le fait de priver un enfant de nourriture peut avoir une influence sur la relation qu’il aura avec ses parents, en plus d’avoir des impacts sur son estime personnelle et sur son rapport avec les aliments (préoccupation excessive, se cacher pour manger, etc.). Avant de mettre des stratégies en place pour que l’enfant ait un poids santé, il convient de se tourner d’abord vers le médecin de famille afin d’être outillé et guidé le plus adéquatement possible dans la démarche et vérifier si des causes médicales ou héréditaires pourraient expliquer l’obésité ou l’embonpoint.

Des interventions sont recommandées afin de développer l’estime personnelle de l’enfant et favoriser un rapport sain avec la nourriture:

  • Ne pas interdire d’aliments mais plutôt en limiter les quantités
  • Favoriser la consommation d’aliments variés à tous les repas
  • Créer un horaire de repas et de collation prévisible et stable
  • Limiter les distractions au cours des repas
  • Éviter de récompenser ou punir un enfant avec la nourriture
  • Favoriser l’activité physique en vous adonnant à des loisirs qui plaisent à l’enfant
  • Enseigner à l’enfant que la beauté ne rime pas avec le poids
  • Porter un regard positif sur l’enfant en soulignant ses forces, qualités et ce que vous appréciez chez lui afin qu’il développe une image de soi positive et indépendante de son poids

Bref, cette problématique engendre des conséquences diversifiées qu’il est primordial d’adresser afin d’assurer un développement physique, psychologique et social le plus sain possible chez l’enfant. Le médecin de famille est un allié précieux, tout comme des professionnels en nutrition, en psychologie ou en psychoéducation. Pour plus d'informations, n’hésitez pas à contacter le département des services familiaux et scolaires au 450-687-6888 ext. 113.

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